Nov 04

4 novembre 2014 Que d’eau que d’eau !

Mise à jour de la carte des pluies. ça continue de monter, la Côte d’Or est en vigilance orange, les inondations sont fréquentes en plaine de Saône, également vers Pouilly-en-Auxois.
Déjà 100 mm en 36 h comme à Dijon dont 90 mm en 24 h.
Pendant ce temps là les Cévennes Ardéchoises approchent des 400 mm mais c’est un autre monde…
Et c’est pas fini ça continue toute la nuit….
Carte des pluies depuis 36 heures

 On risque de battre des records de pluie avec cet épisode.
voici la carte des pluies en guère plus de 24 h – j’ai porté les 71 mm de Varanges que j’ai relevé à 7h (l’équivalent d’un mois de pluie) !
Et c’est pas fini, il doit pleuvoir jusqu’à demain matin
ici vous pouvez suivre l’animation radar pluie
Carte des pluies depuis 30 heures

JM

Oct 27

Retour sur un début d’automne chaud et ensoleillé

27/10/2014

Depuis une semaine, la France a connu un temps globalement plus automnal, après avoir bénéficié, du 1er septembre au 20 octobre, de conditions météorologiques quasi-estivales. Durant cette période, la prédominance de flux de sud en altitude a généré des températures élevées. Cet air chaud a par ailleurs occasionné plusieurs épisodes de pluies torrentielles sur le sud-est de la France.

Après un été faiblement ensoleillé, le soleil a été généreux sur l’ensemble du pays. Entre le 1er septembre et le 20 octobre, l’ensoleillement a même atteint des valeurs exceptionnelles sur la moitié ouest. Ainsi, sur la période, le soleil a brillé plus de 360 heures à Nantes (Loire-Atlantique), près de 340 heures à Nîmes (Gard) et plus de 310 heures à Paris.

Cumul de la durée d insolation du 1er septembre au 20 octobre sur la France
Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

Les températures ont été généralement supérieures aux normales de plus de 2 °C (voire plus de 3 °C par endroit) sur la moitié est du pays, et notamment sur la Corse. La chaleur a perduré tout au long de la période à l’exception de deux légers refroidissements de courte durée (vers le 23 septembre et le 5 octobre). Un pic notable de chaleur a été enregistré les 18 et 19 octobre, avec plus de 25 °C sur la moitié nord et parfois plus de 30 °C sur la moitié sud du pays. Lors de cet épisode, le thermomètre a grimpé  jusqu’à 33,7 °C à Sartène, en Corse. Il s’agit là de valeurs dignes d’une fin août.

Evolution des températures moyennes minimales et maximales quotidiennes en France du 1er septembre au 20 octobre 2014
Cliquer sur le graphe pour l’agrandir.

 

D’autres débuts d’automne très chauds ont déjà été observés dans le passé notamment en 1949 et 1961, et plus récemment en 2006 ou 2011. Mais, sur les trois premières semaines d’octobre, l’année 2014 se classe au 1er rang des années les plus chaudes, à égalité avec l’année 2001. (sur la période 1947-2014).

Sep 22

Dégâts suite aux Orages dans le département de l’Allier

A Moulins, la circulation a été fortement perturbée, ce vendredi 19 septembre 2014 après-midi, notamment au pont de foulet, inondé.

Dans le Bocage, à Tronget par exemple, plusieurs bâtiments sont inondés.

Une demi-heure d’orage sur la cité thermale de Bourbon-l’Archambault a mis à mal la partie basse de l’agglomération. Les commerces et services de la rue Achille-Allier et les rues adjacentes, une nouvelle fois, ont été envahis par le débordement des eaux de ruissellement. Mais, un peu plus haut, rue de la République, le centre hospitalier n’a pas été épargné. Venue du quartier des Genivres, l’eau a dévalé à travers les bâtiments hospitaliers. Les dégâts semblent importants, entre planchers et mobiliers détrempés et maculés.

Les pompiers ont reçu tellement d’appels qu’ils ont été contraints de dévier ceux relevant des intempéries, des autres.

Les violents orages ont entraîné 232 interventions des sapeurs pompiers : 128 dans le nord du département (Moulins et environs), 91 dans l’ouest (Montluçon) et 13 dans le sud (Vichy). A Creuzier-le-Neuf, les combles d’une maison ont été entièrement détruits par les flammes

Les sapeurs-pompiers, les services municipaux et la gendarmerie étaient mobilisés en fin de soirée pour remettre les choses en place et réconforter les victimes.

D’importants dégâts ont été causés par la grêle dans le vignoble saint-pourcinois, et particulièrement à Cesset, Montord et Louchy-Montfand.

Origine La Montagne

Août 26

Patrick de St Félix nous communique:

 

Saint-Félix n’a pas échappé à cette pluviométrie élevée avec 185.8mm mesurés ce mois de juillet (à l’aide d’un pluviomètre Lacrosse WS7038), soit la pluviométrie mensuelle, tous mois confondus, la plus élevée depuis le début des mesures de la station en février 2010.

La température moyenne (340m d’altitude) a été de 19.2°C avec une minimale de 10.4°C relevée le 9 juillet à 07h00 et une maximale de 35.8°C relevée le 18 juillet à 18h00.

Août commence également très fort niveau pluviométrie avec déjà 61.1mm au compteur. (au 5 août)

Ci dessous une photo prise d’une cellule orageuse passée le 3 août en fin d’après-midi alors qu’elle s’évacuait vers l’est. Elle aura donnée une forte averse (plus de 10mm) avec un peu de grêle, le tout accompagné de rafales.

03_08_2014

 

Août 10

Orage du 9 Août 2014

Samedi 9 août , vers 19 heures, un violent orage s’est abattu sur la Montagne bourbonnaise, plus précisément sur les communes de La Guillermie, Lavoine, Ferrières-sur-Sichon, Laprugne et Saint-Clément.

Sur la RD 49, entre Le Mayet et Ferrières, au tournant de Chappes, un hêtre a été déraciné par la tornade et est tombé sur la voiture d’une infirmière en service, domiciliée au Mayet-de-Montagne. Les sapeurs-pompiers du Mayet et de Ferrières ont dégagé la conductrice, sortie indemne de son véhicule mais commotionnée.

Toujours à Ferrières, une ligne électrique a été coupée. Au Mayet-de-Montagne, au village Sennepin, une cheminée est tombée sur le toit d’une maison d’habitation.

De nombreux arbres ont été déracinés, nécessitant l’intervention des pompiers des centres de secours de la Montagne bourbonnaise et des services départementaux qui étaient toujours en alerte à la tombée de la nuit

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2014/08/09/montagne-bourbonnaise-un-arbre-s-abat-sur-une-voiture_11106903.html

Août 10

Triste nouvelle

Nous apprenons le décès de Mr CLOITRE Edouard 91 ans responsable au moment de son installation de la station automatique de Charmes sur sa propriété. Son fils avait pris sa suite.

 

Cette station était au départ une station appartenant à la Protection des végétaux, elle a été pérénisée depuis et intégrée au réseau de prévision de crue.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Août 07

Triste nouvelle

Nous avons appris par nos collègues de Clermont-Ferrand le décès de Monsieur Jean Delange le 31 juillet 2014, il fut pendant plusieurs décennies, observateur bénévole de Météo-France à Echassières.

Membre fondateur du Comité météorologique de l’Allier, il en fut quelques années le secrétaire.

Gravement accidenté il passait ses hivers à Paris pour retrouver  ses chères  “Chaumes Molles” à la belle saison.

Monsieur Delange sur la photo ci-dessous est situé sous le drapeau lors de l’inauguration en 1993 de sa station météo automatique. Il est en discussion avec JP Sigaud de dos.

ECHASS2

Mr Delange avait organisé lui même cette inauguration en invitant le conseil municipal d’Echassières. Il avait tout prévu, petits fours et Champagne. Cette station était bien née, elle perdure aujourd’hui, Météo-France s’en occupe toujours, mais pour le compte d’un organisme public.

Scanned-image-7Il laissera le souvenir d’un homme ouvert, dynamique avec l’esprit vif, et pour nous, celui d’un collaborateur actif .

Jean-Pierre Sigaud

Août 03

Juillet 2014 un mois particulièrement humide

Voici le début du mois d’Août , il est temps de refaire un bilan de l’état hydrique de nos sols. Le dernier que j’avais élaboré date de la mi-juillet , après les fortes pluies ayant effacé la sécheresse printanière alors en cours.
Pas de doute, nous venons de vivre un mois de juillet très anormal au niveau des quantités d’eau avec une pluviométrie exceptionnelle dans bon nombre d’endroits de la moitié est de la France où des valeurs plus que centennales sont parfois atteintes.
Je vais illustrer mes propos par des documents élaborés avec les données de Météo-France.
Le dernier gros épisode de pluie en date des 28 et 29 juillet est dû à une incursion froide anormale en altitude (goutte froide) à cette période de l’année. Ceci a pour effet de provoquer des pluies et orages assez forts et stationnaires et des cumuls dépassant parfois les 100 millimètres en 24 h ( 1 mm = 1 litre par mètre carré – 60 mm équivaut environ à 1 mois normal de pluie en plaine ). Ce genre d’anomalie dans la circulation générale atmosphérique estivale est apparu voici une quinzaine d’années.
Les 2 cartes ci-dessous représentent les 2 analyses disponibles en matière de pluviométrie. L’une est fabriquée uniquement à l’aide de valeurs mesurées par des pluviomètres installés au sol, l’autre y ajoute les mesures effectuées à l’aide des radars météorologiques comme celui de Blaisy-Haut (puits XV, Côte d’Or).
Concernant les valeurs, je rappelle qu’en vert cela correspond à 10/20 mm, en jaune à 20/30 mm
en orange1 de 30/50 mm, orange2 de 50/70 mm, rouge de 70/100 mm, rouge foncé plus de 100 mm
On comprend que l’apport des radars est déterminant notamment lors des orages où il n’y a jamais assez de pluviomètres pour cibler le coeur des pluies les plus fortes.
A noter  l’intense épisode à plus de 100 mm sur le Vercors (inondation à la clé), le bel arrosage de la forêt de Chaux, des Vosges et haut Doubs.

Passons au total mensuel avec 2 cartes , l’une plus Bourgogne Franche-Comté, l’autre pour Rhône-Alpes.
Commentaires:
Quand on sait qu’il tombe normalement en juillet de 60 à 70 mm en plaine bourguignonne et lyonnaise, de 80 à 90 en plaine en Fche-Comté et environ 120 mm en montagne on voit rapidement que les valeurs du mois dernier sont facilement de 2 à 3 fois supérieures !! Les 200 mm du Beaujolais, de l’Auxois, les 150 mm de la Limagne sont des valeurs centennales.
Que dire des plus de 400 mm dans le massif de la Chartreuse (St Laurent du Pont)  , des monts du Forez et de la montagne Bourbonnaise qui n’ont sûrement pas vu autant d’eau depuis 1 siècle.
Et Arbois (Jura) avec ses 352 mm va-t-il produire de l’eau ou du vin cette année ?
Quant au département de l’Ain que ce soit  de la plaine d’Ambérieu au Bugey et en remontant par Oyonnax jusqu’au Jura voisin (mon parcours des champignons) alors là c’est devenu le château d’eau de la France ( déjà plus de 900 mm depuis le début d’année à Ambérieu !!)
Bien sûr il y a toujours les exceptions à la règle. Ainsi l’agglomération de Dijon qui affiche 100 mm alors que le tramway était sous l’eau il y a peu (les orages ont évités les pluviomètres de Météo-France).

Continuons avec l’état hydrique des sols superficiels (ceux où pompent les plantes).
Le résultat est évidemment sans appel, les sols sont saturés là où le déluge s’abattait.
Les départements entiers, plaines et reliefs complètement saturés en Franche-Comté et Dauphiné Savoies.
L’Auxois et Châtillonnais très imbibés (c’est bon pour nos amis du club mycologique qui organise le prochain congrès national ).
Et bien sûr reliefs auvergnats, Vosges, Vivarais…
A noter que la Bretagne a bénéficié d’un mois bien plus clément !!
Ci dessous la carte de l’écart par rapport à la normale, pas de doute c’est pas normal…mais ça on s’en doutait. Quand on voit que les blés se mettaient à germer et même les colzas, il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond.
Pour lire cette carte sachez que si l’on atteint 100% cela signifie que depuis 1958 (date d’origine de la période traitée statistiquement) les sols n’ont jamais été aussi abreuvés au 31/07.
Je terminerai cet exposé avec des graphiques représentant l’évolution au cours de l’année 2014 du contenu moyen en eau des sols superficiels comparés avec la période de référence 1958-2013.
On y découvre avec la courbe rouge pour 2014 que le département 21 se sort en 1 mois d’une sécheresse record (1976) pour atteindre la courbe pointillée du 4eme quintile (valeur excédentaire humide  atteinte 1 fois tous 5 ans).
Pour le département 01 , là on crève le plafond en dépassant la courbe verte représentant le record depuis 1958.
Autre exemple l’Isère dont la valeur s’approche des records.
J Marceaux
Pour des infos complémentaires je vous renvoie au site de Météo-France:

Juil 13

Etat des sols au 12 juillet 2014

swi_et_evol_11072014

Juin 16

Sécheresse, le point au 16 juin 2014

De notre correspondant Joël Marceaux :
A l’heure où j’écris ces quelques lignes la bise souffle avec force au dehors, finissant de dessécher le peu de verdure subsistant. Car nous y voilà , le seuil de référence de 1976 est bel et bien atteint !
Ceux qui s’en souviennent peuvent en dresser le tableau. Mais si on ajoutait à cela une canicule estivale ( ce qui ne fut pas le cas en 1976) alors ce serait l’inconnu…..
Quoi qu’il en soit les 36°C (ou presque) de ce lundi de Pentecôte constitue un nouveau record pour une première quinzaine de juin. 2003 , célèbre pour sa canicule , était 1 degré en dessous à cette époque puis avait fait explosé le thermomètre début août.
Si nous en revenons à la sécheresse actuelle, il est aisé de constater qu’en quelques jours la Pentecôte à fait virer au jaune pâle les champs de blé pourtant loin d’être mûrs , fait griller colza et moutarde , et stresser maïs (et tournesol) dont bon nombre me semble déjà bon pour servir  de repas prématuré aux vaches dont les prairies ont pris la couleur de feu dite “fulvum” , fauve, pour les mycologues…
Afin d’argumenter et d’illustrer nos propos je vous propose ci-après des cartes et graphiques élaborés avec les outils et base de données de Météo-France.

analyse comparative des pluies printanières de 1976 et 2014:

Nous trouvons ci-dessous la carte d’humidité des sols au 12 juin 2014 . L’indice SWI représente le pourcentage d’eau encore présente dans les sols superficiels par rapport à la capacité maximal de rétention de ces derniers.
Certains sols peu profonds ou sableux, caillouteux calcaires (plateau langres) ont de faible capacités de rétention et sèchent donc plus vite . Pour cela il est utile de comparer dans les cartes qui suivront le rapport à la normale de cet indice.
Ici la carte de l’humidité des sols montre une Normandie aux sols quasi saturés tandis qu’un grand nord-est flirt avec les 20% , seuil à partir duquel les plantes et arbres sont en stress hydrique et réduise leur métabolisme.
Les cartes qui suivent représentent l’écart par rapport à une situation normale au 29 mai puis au 12 juin.
L’aggravation est très nette en seulement 2 semaines de la l’Alsace-Lorraine à la Bourgogne ainsi qu’une partie du Massif central alors que le bassin parisien à au contraire augmenté son excédent et que Jura/Alpes sont normaux.

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