Août 03
Juillet 2014 un mois particulièrement humide
Juin 16
Sécheresse, le point au 16 juin 2014
analyse comparative des pluies printanières de 1976 et 2014:
Juin 16
Fermeture du CDM d’Eure et Loire
Après la fermeture du centre départemental de Champhol, Tours s’occupe désormais de la météo en Eure-et-Loire
Dominique Gourdon, délégué et Daniel Vendramini, adjoint, gardent désormais un œil sur l’Eure-et-Loir.
Les salariés de la station départementale Météo France d’Indre-et-Loire, prennent le relais de Champhol et s’acclimatent à notre climat.
À partir d’aujourd’hui, ils auront la charge de récupérer et vérifier les informations provenant des stations euréliennes ainsi que de les suivre en temps réel et prévoir le temps du département.
31 stations en Eure-et-Loir« Cela fait un an que je dis à tout le monde de commencer à s’intéresser à l’Eure-et-Loir, » explique Dominique Gourdon, le délégué départemental de Météo France en Indre-et-Loire, nous avons tous eu deux jours de formation par Jean-Yves Choplin, l’ancien responsable départemental pour nous parler du climat ». Les importantes différences de précipitation entre le Perche et la Beauce ou l’influence de la Manche sur le Nord du département deviennent peu à peu des réflexes pour ceux qui n’avaient les yeux rivés que sur l’Indre-et-Loire il y a peu.
Parcay-Meslay est une station construite en 1964 à quelques pas de la base aérienne 705 et l’aérodrome de Tours-Saint-Symphorien. Les ingénieurs travaillent d’ailleurs au rythme du décollage des avions de chasse. « Il y avait une ancienne station dès 1921 et pendant longtemps on travaillait surtout pour les aérodromes. Les pilotes passaient prendre les informations, aujourd’hui tout se fait par ordinateur. L’aéronautique représente toujours un quart des recettes, mais les clients sont très diversifiés, l’agriculture, la gestion des routes, les vols en montgolfière font appel à nous ».
Parcay-Meslay reprend l’intégralité des missions du centre départemental de Champhol. Enregistrements téléphoniques, mises à jour des données, collecte des bulletins locaux et également le lien avec les autorités. « Pour les cellules de crise à la préfecture comme à chaque placement en vigilance orange, nous avons mis au point un système de web-conférence. Un responsable pourra, depuis la station de Tours, commenter oralement et faire défiler des données sur un écran situé à Chartres ». Dominique Gourdon sera également chargé des dossiers de déclaration de catastrophe naturelle.
L’Eure-et-Loir conserve ses 31 stations. Grâce à l’automatisation de quatre stations (Champhol, Châteaudun, Laons et Vichères), les données arriveront toutes les six minutes à Tours. Si des appareils ont déjà fait leurs preuves à distance (pluviomètre, thermomètre), certains doivent encore progresser. C’est le cas du capteur de hauteur de neige fraîchement installé à Champhol, qui sera en test cet hiver. « J’ai aussi demandé une caméra pour avoir une vue directe sur place mais rien n’est encore accordé ». Quant à la maintenance de la station, ce sont des techniciens de Trappes (Yvelines) qui seront dépêchés en cas de panne. Il ne manquera que l’expérience des ingénieurs de Champhol. « On va manquer d’air car parfois pour vérifier une prévision on a besoin de sortir et respirer un peu », résume un prévisionniste.
Dix-huit bénévoles effectuent des relevés quotidiensLes neuf stations de la Chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir seront contactées chaque jour. Quant aux dix-huit bénévoles, ils continuent de relever quotidiennement températures, pluviométrie et hauteurs de neige pour envoyer un relevé mensuel par courrier. « Nous allons tenter de leur faire remplir un relevé en ligne mais leur moyenne d’âge est élevée et on ne forcera personne à passer sur Internet. Ils sont tous très précieux. Nous leur rendrons visite une fois par an ».
Juin 16
Fermeture du Centre Météo de Nevers en 2015
Le centre départemental de Météo France fermera ses portes en 2015
Marc Le Garrec, l’un des prévisionnistes du centre départemental, scrute ses écrans. – LONJON Frédéric
Créé en 1945 et fournissant des mesures en continu depuis le début de l’année 1946, le Centre Départemental de Météo France fermera définitivement ses portes en 2015. La décision a été prise en 2008.
Il n’y aura pas de licenciements mais des mutations sur d’autres sites de Météo France. Sur les 5 salariés que compte actuellement Nevers, il n’en restera que 3 jusqu’en 2015. Dès le début du mois de septembre prochain, Frank Ayrault, délégué départemental, et l’un de ses prévisionnistes rejoindront le service central de Toulouse qui compte 1.200 personnes.D’ici la fermeture, la fonction de délégué départemental pour la Nièvre sera assurée par l’un des salariés en place ou par le centre de Mâcon, en Saône-et-Loire, vers lequel les activités de la Nièvre seront progressivement transférées. Ceci d’autant plus que le centre de Nevers sera fermé le week-end.
Cette bascule a bien sûr des incidences concrètes. Par exemple, jusqu’en 2015, les certificats d’intempéries demandés par les entreprises (notamment celles du BTP), les collectivités ou certains particuliers seront toujours fournis. Ensuite, il faudra se retourner sur Mâcon, centre vers lequel un renvoi téléphonique automatique sera fait. […]
Au regard de cette restructuration, Frank Ayrault ne cache pas quelques regrets par rapport aux services rendus : « Je comprends les motivations et l’intérêt de Météo France de concentrer ses activités dans des centres plus grands, notamment par soucis d’économies », souligne-t-il.
Service de proximitéMais il ajoute : « l’intérêt pour la proximité et les petites équipes a été négligé. Cette proximité est utile dans le rapport avec le public, notamment via les services de la préfecture et les médias. Cette proximité offre une vraie connaissance des microclimats et de leurs enjeux. Par exemple, il faut vivre dans la Nièvre pour mesurer combien 5 centimètres de neige à Nevers ou dans le Morvan, ce n’est pas la même chose. La proximité, c’est permettre, notamment, de bien connaître les secteurs à problème et de permettre aux services des routes d’agir en conséquence. Cette connaissance fine du département ne se fera plus autant à partir de 2015 ».
Certes, Météo France justifie cette restructuration au profit de centres plus grands. Mais il convient de savoir que Nevers disposait de 5 salariés. À Mâcon, l’effectif passera de 6 à… 7.
Juin 16
Fermeture en 2014 du Centre Météo d’Alençon
Fermeture officialisée du centre Météo France |

L’élaboration et l’expertise locale de la prévision départementale seront abandonnées dès octobre.
C’est confirmé. Le centre départemental de la météorologie de l’Orne fermera en 2014. Les syndicats alertent les élus sur les conséquences d’une telle décision.
Assistance aéronautique
Deux autres agents doivent partir à la retraite en 2014. La fin est déjà bien programmée. « Dès le 15 septembre, l’assistance aéronautique ne sera plus assurée à Alençon et en octobre, l’élaboration et l’expertise locale de la prévision départementale seront abandonnées », préviennent Gaël Gaudinière (Spasmet Solidaires) et Serge Lesur (FO).
De tous les centres de Basse-Normandie, de Bretagne et des pays de la Loire, celui de l’Orne est pourtant, en nombre d’appels par habitant, le plus consulté. En raison, notamment, du grand nombre d’agriculteurs vivant dans le département et de la rudesse des hivers. Les appels pleuvent dès qu’il neige. Et les deux derniers hivers montrent que le manteau neigeux peut être épais sur les reliefs ornais. Il faudra désormais se priver de la présence physique d’un expert météo dans les cellules de crise. « Les informations fournies ne seront ni analysées, ni validées, ni interprétées par un spécialiste sur place connaissant le territoire », indiquent les syndicats.
Une expertise très précieuse, par exemple, pour décider de bloquer les transports scolaires. Au-delà de cette réorganisation, la situation crée « un sentiment d’angoisse et de souffrance au travail ». Un audit externe a été réalisé par le cabinet Technologia. Il a été mené en septembre à Alençon, sur la base du volontariat.
« L’inquiétude est forte dans les petits centres », pointe Gaël Gaudinière. Que vont devenir les agents toujours en poste ? Les centres du Mans, de Laval, de Chartres et d’Évreux doivent fermer aussi. Restent, autour d’Alençon, ceux de Caen, de Rennes, de Paris et d’Angers.
Un ultime espoir consisterait à remplacer le centre départemental par une antenne. Les météorologistes ne s’imaginent pas quitter l’Orne au terme de près de soixante-dix ans de présence
Juin 16
Saint-Girons. Fermeture de la station météo d’Antichan en septembre 2014
Saint-Girons. Fermeture de la station météo d’Antichan en septembre 2014

La fermeture est programmée pour septembre et pour que les relevés puissent être effectués automatiquement de nouveaux appareils ont été installés en plein air afin de mesurer l’altitude de la base des nuages, indiquer le temps sensible, l’état du sol et la hauteur de la neige. Ils viennent compléter l’équipement plus classique servant à évaluer la température, l’humidité, la direction et la force du vent, le rayonnement et l’insolation. Les données ainsi recueillies seront envoyées automatiquement, sous la forme de messages codés, au centre national de Météo France à Toulouse, toutes les heures ou toutes les cinq minutes en cas de situation de danger météorologique.
La station avait vu le jour en 1949, mais elle n’était pas gérée par des professionnels. C’est en 1955 que des agents de la direction de la météo nationale sont arrivés.
Juin 01
Etat de la sécheresse
Mai 28
Décès du DDM de Savoie
|
|||
Voici l’ hommage que lui rendent ses collègues du CDM de Chambéry :
Notre ami Philippe est décédé chez lui, entouré par sa famille, samedi 24 mai à l’âge de 59 ans.
Il était atteint depuis la fin de l’été dernier par un cancer contre lequel il s’est battu dignement jusqu’au bout, et dont il connaissait l’issue inéluctable depuis plusieurs mois.
L’humanité est sans doute le trait de caractère que tous ceux qui l’ont côtoyé voudront retenir.
Sa carrière de météorologue passionné et spécialiste de météo montagne fût riche :
Entré à la météorologie nationale par le concours d’ITM, promotion 1975-1978 au fort de Saint-Cyr, il est titularisé le 2 octobre 1979 et affecté à Colmar sur la base militaire. Il est devenu en août 1982 le chef de cette station puis le délégué pour le Haut-Rhin en 1983. Mais, parisien d’origine, sa passion pour la montagne a été la plus forte et il prend le 20 septembre 1983 le poste de délégué départemental pour la Savoie à Chambéry. Devenu progressivement une référence de la prévision en zone de montagne, il s’est naturellement investi dans l’épopée de l’assistance aux Jeux Olympiques d’Albertville. Il était affecté sur le site de ski de fond des Saisies. Il est promu ingénieur divisionnaire en avril 1997. Il a consacré l’essentiel de son énergie au fonctionnement du centre de Chambéry, à transmettre son savoir aussi bien en interne au travers d’études de cas pour les ateliers de la prévision qu’en externe en promouvant les réseaux de mesures en Savoie et en intervenant à l’Université de Savoie. Il savait motiver son équipe par ses conseils et lui faire partager son enthousiasme de prévisionniste.
Philippe restera donc comme une grande figure de la météorologie de montagne, très attaché à la Savoie et au centre de Chambéry dont la fermeture annoncée l’avait profondément affecté.
Nous n’oublierons pas ses autres passions qu’il nous faisait largement partager. Mélomane averti, il jouait avec maîtrise du piano. Jardinier convaincu du bio, il nous régalait régulièrement à la cantine de ses salades et terrines de lapin. Sa passion du sport nous a entraînés dans de nombreux footings autour de l’aéroport, dans des gymnases pour voir évoluer son fils basketteur professionnel, sur les pistes de ski de fond où il allait souvent jusqu’au bout de l’effort… sans oublier les nombreuses sorties, parfois galères, en montagne ; l’appareil photo en bandoulière, toujours partant pour gravir un sommet des Alpes à pied, à skis ou en crampons.
Nous garderons de lui le souvenir de sa gentillesse, de son humilité, de sa motivation, de ses compétences, bref de quelqu’un de bien qui nous manque déjà beaucoup.
Mai 12
Eoliennes Mtg Bourbonnaise “Lettre ouverte de M Grangeon”
Notre pays connaît actuellement une crise sans précédent. Dans ce contexte, aucun dysfonctionnement susceptible de porter préjudice à la collectivité ne doit permettre de douter. La
présente lettre ouverte vous soumet un certain nombre d’interrogations étayées qu’il convient désormais d’éclairer.
L’attention de contribuables et d’associations a été retenue depuis plusieurs années par la curieuse opération du « Chemin de la Ligue », ferme éolienne implantée en Montagne Bourbonnaise sur les communes de Laprugne, Ferrières sur Sichon et Saint Clément. Le présent courrier s’en fait le porte-parole. De nombreux points en ont déjà été pris en compte par le Directeur Général de la Commission de Régulation de l’Energie à Paris, ou le Premier Président de la Cour des Comptes qui a également bien voulu répondre par écrit et transmettre à la deuxième chambre compétente.
Tout d’abord, avant même de voir le jour, cette opération a fait l’objet de trois changements de propriétaires dans d’obscures conditions de légalité et de financement qui n’ont jamais été clarifiées, y compris au niveau fiscal : Erelis puis Enel et enfin Financière du Cèdre. Jamais les formalités pourtant légales de changement de bénéficiaire n’ont été accomplies, comme par exemple au niveau du permis de construire, alors qu’un simple formulaire suffisait. Pourquoi ?
Ensuite, le cumul des « facilités » étonnantes accordées successivement finit par poser de lourdes interrogations :
- Cette opération est classée officiellement en ICPE. Les abords de l’opération, totalement ouverts au public en zone naturelle de montagne et de randonnée, ne comportent aucun avertissement, ni aucune information ou aucun numéro d’urgence à propos des installations techniques. Seuls quelques fléchages ponctuels ont été improvisés.
- Aucune précaution de prise illégale d’intérêt n’a été mentionnée dans les délibérations des communes à propos des propriétaires de parcelles louant les terrains d’emprise. Ce cas est souvent rencontré et a donné lieu à plusieurs poursuites pénales, de plus en plus fréquentes. Il conviendrait d’en être assuré.
- Il n’a été noté aucune information relative à l’inspection ou au suivi du site. Les commissions de suivi de site, qui succèdent aux CLIS et aux CLIC ( dès la publication du décret au JORF, soit le 9 février 2012)- doivent être créées par arrêté du préfet de département (ou éventuellement arrêté conjoint des préfets de départements concernés) (art. R.125-8-1 du CE). Composées d’au moins un membre provenant respectivement des administrations de l’Etat, des élus des CTI, des riverains des installations classées ou associations de protection de l’environnement, d’un exploitant d’ICPE et des salariés de l’ICPE concernée – lesquels sont nommés pour 5 ans par l’autorité préfectorale – (art. R.125-8-2 du CE), ces commissions de suivi de site (CSS) se réunissent au moins une fois par an ou sur demande d’au moins 3 membres du bureau (art. R.125-8-4 du CE). Leurs réunions sont ouvertes au public et le bilan de leurs actions doit être mis régulièrement à disposition du public ( art. R 125-8-4 du CE).
- Un changement du type de machines prévues a été introduit postérieurement au permis, trois ans plus tard, entrainant notamment un changement de hauteur de plus de dix mètres, sans dépôt de modificatif, alors même que le rapport spécial de l’inspection générale du Ministère sur l’instruction de ce type de permis le recommandait expressément. Cette hauteur n’a jamais été modifiée pendant toute la durée d’affichage du permis de construire.
- Une « autorisation tacite préalable » de défrichement portant sur des changements considérables d’affectation de parcelles de forêt ne semblant pas conformes aux textes, alors que seuls 20 arbres étaient autorisés par éolienne sur le document officiel de permis de construire.
- L’implantation d’au moins une éolienne sinon deux semble à moins de 500 mètres d’habitation, certains documents topographiques comportant des absences.
- L’absence de mesures de bruit conformes aux conditions pourtant claires émises par la DDASS (appellation en vigueur au moment du permis) lors de la décision du permis de construire, par courrier spécial annexé au permis.
- L’absence de publication légale des comptes par la société du Chemin de la Ligue, contrairement aux obligations légales en vigueur pour toute société, y compris sous régime SAS, sauf pour l’année où un maire riverain a dû fortement insister pour un début de transparence, y compris par saisine spéciale du Président du Tribunal de Commerce de Caen. Il n’est pas permis d’y vérifier la substance des provisions légales pour démantèlement.
- La délivrance curieuse de deux Codoa distincts pour un montant total de 16 MW rassemblés en un seul permis de construire. Cette opération est totalement contraire aux dispositions en vigueur entre 2006 et 2010, et aurait dû appeler un modificatif de permis de construire ou deux dossiers distincts pour dépassement du plafond autorisé de 12 MW, le permis ayant été délivré en 2007.
- Un voyage d’études en Espagne a été mentionné spontanément par un élu lors d’une réunion publique en présence du Président du Conseil Général à Ferrières sur Sichon. Aucune précision sur un éventuel conflit d’intérêt n’a pu être obtenue à ce sujet. Aucun compte rendu n’en a été dressé.
- Les tranchées du câble électrique de desserte de cette opération ont été réalisées dans des milieux pollués par des stériles de l’ancienne mine d’uranium voisine sans que les équipes de chantier ni les riverains ne fassent l’objet d’une mesure particulière d’information ou de protection. Aucune vérification a posteriori n’a été effectuée.
- La Fédération Française de Randonnée Pédestre, association reconnue d’utilité publique, et gestionnaire officiel des sentiers de grande randonnée GR® depuis 1947, est le seul organisme à ne pas avoir été consulté pendant l’instruction du permis de construire, alors que cette opération est précisément implantée sur un sentier de grande randonnée classé, régi par les Codes des Sports et de l’Environnement. Cet organisme a découvert avec stupéfaction le début des travaux en 2010 et a protesté officiellement.
- Une annonce dans la presse a été passée en vue de recruter un sous-traitant ponctuel chargé d’une maintenance de proximité notamment pour traiter les incidents dus aux orages fréquents. Il ne semble pas que des habilitations particulières aux manipulations des installations sous moyenne et haute tension aient été mentionnées, cette opération étant située en milieu isolé.


Commentaires récents