Avr 15

Rappel Fermeture en 2013 du Centre météo des Ardennes

Fermeture de la station de Belval en 2013 Sale temps pour Météo France

Fermeture de la station de Belval en 2013 Sale temps pour Météo France

 

La disparition programmée du centre météorologique départemental privera les Ardennes d’un interlocuteur de terrain essentiel.

ALERTE orange pour le centre départemental de Météo France. Du 13 au 19 octobre, les cinq agents de la station de Belval ont observé un mouvement de grève. Une action traduisant bien l’inquiétude du personnel lequel a eu la confirmation de la fermeture de l’infrastructure ardennaise en 2013.
Evoquée dès 2008, cette mesure a été validée par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de… l’Aménagement du territoire. Comme 49 autres centres sur le territoire national, le site de Belval sera donc sacrifié et passé à la trappe. Victime en l’occurrence d’un démantèlement en règle dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), ce qui va entraîner des réductions des coûts, des transferts d’activités, le non-remplacement de départs en retraite, des reclassements et mutations pour arriver à « une meilleure gestion des moyens de Météo France ».
« Dans notre cas, c’est Reims qui à l’avenir couvrira la zone. Et on peut raisonnablement craindre pour la fiabilité des prévisions et des observations qui seront alors opérées depuis un département voisin », s’inquiète Romain Coharde en déplorant cette fuite d’activités.
Un outil précieux
La connaissance et le contact du terrain ainsi que le travail de proximité étaient pourtant des atouts indéniables de la station locale. Un gage essentiel de justesse et de qualité du service.
Et même si les agents locaux continueront de fournir les informations à partir de Belval, le personnel en place craint une dégradation des prévisions.
Au moment où la disparition de la station se précise, le chef de centre avance d’autres arguments pertinents pour défendre l’utilité de la structure. « Il s’agit d’une activité vitale pour la prévention des risques climatiques et la mise en place des dispositifs de surveillance sur les routes lors d’inondations ou épisodes neigeux. Les données recueillies et transmises à la Préfecture ou au Département permettent ainsi d’accompagner la sécurité des gens ».
La réorganisation en cours chez Météo France ne présente rien de bon aux yeux de Romain Coharde qui s’interroge sur l’avenir du CDM. « A moyen terme, notre champ d’actions sera réduit à la rédaction de bulletins. On n’aura plus notre mot à dire sur les prévisions. Le risque, c’est la perte d’expertises locales et de réactivité par rapport à des phénomènes évoluant rapidement. Cela peut aboutir à des incohérences et des dysfonctionnements. J’invite donc les usagers à être vigilants sur une éventuelle perte de qualité et avoir un degré d’exigence ».
Avec le retrait des messages d’observation pour l’aéronautique, l’arrêt du remplissage des bases de prévisions et les pertes de certains marchés, l’ingénieur redoute aussi une sous-activité progressive. L’amoncellement de nuages fait que le climat est lourd à la station de Belval où le baromètre n’est pas franchement au beau.

Avr 15

Rappel Le Centre Météo de Bergerac a fermé en Juillet 2013

Annoncée depuis plusieurs années, la fermeture de la station de Bergerac fermera a été actée. Les bâtiments seront vidés à l’automne

Météo France: la station départementale fermera en juillet
Sur les quatre prévisionnistes bergeracois, deux rejoindront les stations d’Agen et de Tarbes et deux partiront à la retraite © Photo

Archives Emilie Drouinaud
La fermeture de la station départementale de Météo France à Bergerac est actée pour le mois de juillet. Sur les quatre prévisionnistes (un chef de centre et trois agents d’exploitation) du site, deux rejoindront les stations d’Agen (Lot-et-Garonne) et Tarbes (Hautes-Pyrénées), tandis que les deux autres partiront à la retraite, dont un dès la mi-février.Les bâtiments, près de l’aéroport de Bergerac, devraient être définitivement vidés en septembre. Le suspense est donc levé. Voilà plusieurs années que la direction interrégionale annonce la fermeture de la station pour 2013, mais le ministère de l’Environnement avait évoqué un possible réexamen du dossier, et une prolongation du bail de Météo France à Bergerac jusqu’en 2016.C’était une réponse à la mobilisation des élus locaux. Entre 2010 et 2011, les députés Daniel Garrigue et Germinal Peiro avaient saisi le ministre de l’Écologie. Le Conseil général avait voté une motion pour le maintien de la station départementale et le maire de Bergerac avait fait signer un texte par les élus du territoire. Et puis durant la campagne des cantonales de 2011, cette fermeture était devenue le symbole de la politique nationale de l’UMP, qui sacrifiait un service public de trop dans un territoire sinistré… Ce mardi, l’équipe de la députée écologiste Brigitte Allain indiquait qu’un nouveau courrier pourrait être adressé au ministère.
Mais la réponse ne devrait pas varier. « Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui des années 1980, quand on a créé les stations locales », explique Marc Payen, le directeur interrégional de Météo France. « Il y a moins besoin d’être sur place », pour prévoir finement les aléas du climat. Les syndicats parlent d’une « proximité occultée au détriment d’un système de rendement ».
Mais selon la direction, le réseau local d’observateurs d’État – leur nom officiel – et les stations automatiques suffisent à garantir la justesse des prévisions. Et peu importe si Bergerac est bien située entre Limoges, Agen, Brive et Bordeaux, comme plaident les élus. « Le manque de proximité peut être pallié par la performance des nouveaux modèles de prévision », abonde l’un des prévisionnistes bergeracois. Qui ne passe pas une journée sans que quelqu’un, inquiet, demande : « Vous partez quand ? »

Avr 15

Fermeture du Centre Météo de l’Orne

Fermeture officialisée du centre Météo France

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photo l'élaboration et l'expertise locale de la prévision départementale seront abandonnées dès octobre.

L’élaboration et l’expertise locale de la prévision départementale seront abandonnées dès octobre.

C’est confirmé. Le centre départemental de la météorologie de l’Orne fermera en 2014. Les syndicats alertent les élus sur les conséquences d’une telle décision.

On savait depuis 2008 que la menace était réelle. C’est maintenant officiel. Le conseil d’administration de Météo France a confirmé, le 1er juillet, la fermeture du Centre départemental de la météorologie de l’Orne. Une fermeture programmée en 2014. Comme un centre sur deux en France d’ici 2017. Le syndicat des personnels assurant un service météo (Spasmet) et Force ouvrière s’élèvent d’une même voix contre cette décision. Ils viennent d’alerter les élus.

Installé à Alençon depuis 1945, près de l’aérodrome, le centre de l’Orne connaît déjà une diminution de personnel depuis fin juin avec un départ à la retraite non remplacé. L’effectif est passé de six à cinq personnes.

Assistance aéronautique

Deux autres agents doivent partir à la retraite en 2014. La fin est déjà bien programmée. « Dès le 15 septembre, l’assistance aéronautique ne sera plus assurée à Alençon et en octobre, l’élaboration et l’expertise locale de la prévision départementale seront abandonnées », préviennent Gaël Gaudinière (Spasmet Solidaires) et Serge Lesur (FO).

De tous les centres de Basse-Normandie, de Bretagne et des pays de la Loire, celui de l’Orne est pourtant, en nombre d’appels par habitant, le plus consulté. En raison, notamment, du grand nombre d’agriculteurs vivant dans le département et de la rudesse des hivers. Les appels pleuvent dès qu’il neige. Et les deux derniers hivers montrent que le manteau neigeux peut être épais sur les reliefs ornais. Il faudra désormais se priver de la présence physique d’un expert météo dans les cellules de crise. « Les informations fournies ne seront ni analysées, ni validées, ni interprétées par un spécialiste sur place connaissant le territoire », indiquent les syndicats.

Une expertise très précieuse, par exemple, pour décider de bloquer les transports scolaires. Au-delà de cette réorganisation, la situation crée « un sentiment d’angoisse et de souffrance au travail ». Un audit externe a été réalisé par le cabinet Technologia. Il a été mené en septembre à Alençon, sur la base du volontariat.

« L’inquiétude est forte dans les petits centres », pointe Gaël Gaudinière. Que vont devenir les agents toujours en poste ? Les centres du Mans, de Laval, de Chartres et d’Évreux doivent fermer aussi. Restent, autour d’Alençon, ceux de Caen, de Rennes, de Paris et d’Angers.

Un ultime espoir consisterait à remplacer le centre départemental par une antenne. Les météorologistes ne s’imaginent pas quitter l’Orne au terme de près de soixante-dix ans de présence.

Avr 15

Fermeture en 2016 du Centre Météo de la Loire

Centre Météo France d’Andrézieux : fermeture annoncée en 2016

 

Le centre météo de la Loire promis à la fermeture

C’est désormais confirmé : le centre de Météo France de la Loire sera de la dernière vague des fermetures lancées par le ministère en 2012. Au-delà du drame humain et de 7 emplois supprimés pour le département, une vraie perte d’expertise locale donc de performance et de sécurité pour les entreprises et les collectivités, selon les syndicats.

Il n’a pas échappé à la tempête. La liquidation de plus de la moitié des centres de Météo France a débuté en 2012. Jusqu’à cet été, on ignorait si celui de la Loire ferait partie de la charrette des condamnés. C’est acté depuis un comité d’administration du 18 juillet : le centre de Bouthéon devrait être supprimé en 2016. Un employé pourrait être poussé à la retraite, les autres entre 40 et 50 ans, reclassés. Sans doute au centre régional situé à l’est de Lyon.

 

« Nous sommes victimes d’une idéologie aveugle, celle de la RGPP (1), le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, constate dégoûtée l’intersyndicale CGT-FO-Solidarité, cela a même empiré pour Météo France : avec le nouveau gouvernement, c’est la totalité des départs à la retraite qui ne sont pas remplacés. »

 

La fermeture de 55 centres sur une centaine au profit de regroupements régionaux devrait aboutir en 2016, date de fermeture envisagée pour la Loire. Météo France assure que le repli de sa décentralisation développée dans les années 1980 permet des économies sans impact sur sa qualité de service grâce aux évolutions technologiques.

 

Comme le veut la procédure dans le cadre de la fermeture d’un service public, la préfète de la Loire a été saisie par la direction de Météo France. La démarche veut qu’une écoute de ses arguments soit effectuée par les « usagers locaux », ici préfecture et collectivités, ainsi que celle des employés du centre.

Avr 14

CDM de Nevers Fermeture en 2015

Le centre départemental de Météo France fermera ses portes en 2015

Marc Le Garrec, l’un des prévisionnistes du centre départemental, scrute ses écrans. - LONJON  Frédéric

Marc Le Garrec, l’un des prévisionnistes du centre départemental, scrute ses écrans.

Créé en 1945 et fournissant des mesures en continu depuis le début de l’année 1946, le Centre Départemental de Météo France fermera définitivement ses portes en 2015. La décision a été prise en 2008.

« Depuis que la liste des fermetures a été établie en 2008, aucune des actions engagées par les collectivités, les départements ou les consulaires n’a changé les choses. Ces fermetures sont fermes et immuables ». La Nièvre, comme environ un département sur deux en France, perdra son Centre Départemental Météo France. La fermeture définitive interviendra en 2015, sans doute à l’été.

Il n’y aura pas de licenciements mais des mutations sur d’autres sites de Météo France. Sur les 5 salariés que compte actuellement Nevers, il n’en restera que 3 jusqu’en 2015. Dès le début du mois de septembre prochain, Frank Ayrault, délégué départemental, et l’un de ses prévisionnistes rejoindront le service central de Toulouse qui compte 1.200 personnes.

D’ici la fermeture, la fonction de délégué départemental pour la Nièvre sera assurée par l’un des salariés en place ou par le centre de Mâcon, en Saône-et-Loire, vers lequel les activités de la Nièvre seront progressivement transférées. Ceci d’autant plus que le centre de Nevers sera fermé le week-end.

Cette bascule a bien sûr des incidences concrètes. Par exemple, jusqu’en 2015, les certificats d’intempéries demandés par les entreprises (notamment celles du BTP), les collectivités ou certains particuliers seront toujours fournis. Ensuite, il faudra se retourner sur Mâcon, centre vers lequel un renvoi téléphonique automatique sera fait.

Au regard de cette restructuration, Frank Ayrault ne cache pas quelques regrets par rapport aux services rendus : « Je comprends les motivations et l’intérêt de Météo France de concentrer ses activités dans des centres plus grands, notamment par soucis d’économies », souligne-t-il.

Service de proximité

Mais il ajoute : « l’intérêt pour la proximité et les petites équipes a été négligé. Cette proximité est utile dans le rapport avec le public, notamment via les services de la préfecture et les médias. Cette proximité offre une vraie connaissance des microclimats et de leurs enjeux. Par exemple, il faut vivre dans la Nièvre pour mesurer combien 5 centimètres de neige à Nevers ou dans le Morvan, ce n’est pas la même chose. La proximité, c’est permettre, notamment, de bien connaître les secteurs à problème et de permettre aux services des routes d’agir en conséquence. Cette connaissance fine du département ne se fera plus autant à partir de 2015 ».

Certes, Météo France justifie cette restructuration au profit de centres plus grands. Mais il convient de savoir que Nevers disposait de 5 salariés. À Mâcon, l’effectif passera de 6 à… 7.

Fév 14

Fermeture des CDM ça continue !


La fermeture du CDM de Blois est programmée pour le 30 avril 2014.

Point sur les fermetures des CDM !

Il s’agit des centres départementaux de la météorologie (CDM) des départements suivants : Ain (Ambérieu), Aisne (Saint Quentin), Allier (Vichy), Aude (Carcassonne), Aveyron (Millau), Corrèze (Brive), Côtes d’Armor (Saint Brieuc), Creuse (Guéret), Eure (Évreux), Eure-et-Loir (Chartres), Meuse (Bar-le-Duc), Seine-et-Marne (Melun), Territoire de Belfort (Belfort), Vosges (Épinal), ainsi que des stations aéronautiques du Bourget, Strasbourg-Entzheim, Quimper et Figari.

 Les 13 centres fermés en 2013 sont les CDM des départements suivants : Yonne (Auxerre), Ardennes (Charleville-Mézières), Haute-Saône (Vesoul), Haut-Rhin (Colmar), Mayenne (Laval), Alpes-de-Haute-Provence (Saint-Auban), Vaucluse (Carpentras), Lozère (Mende), Lot (Gourdon), Tarn et Garonne (Montauban), Haute-Loire (Le Puy), Dordogne (Bergerac), ainsi que la station aéronautique de Saint-Geoirs (Isère).

Les 6 centres destinés à fermer en 2014 sont les CDM des départements suivants : Loir-et-Cher (Blois), Jura (Lons-le-Saunier), Orne (Alençon), Deux-Sèvres (Niort), Charente (Cognac) et Ariège (Saint Girons).

Les 16 centres destinés à fermer en 2015 ou 2016 sont les CDM des départements suivants : Nièvre (Nevers), Ardèche (Aubenas), Loiret (Orléans), Haute-Marne (Langres), Morbihan (Vannes), Var (Toulon), Gers (Auch), Landes (Mont de Marsan), Indre (Châteauroux), Pyrénées Atlantiques (Pau), Vendée (La Roche sur Yon), Sarthe (Le Mans), Loire (Saint Etienne), Savoie (Chambéry), ainsi que les stations aéronautiques de Lesquin et de Toussus.

Fév 07

Météo-France : le centre de Chambéry en grève ce 7 février 2014

Météo-France : le centre de Chambéry menacé de fermeture

 

Photo DR

Le centre Météo-France de Chambéry sera en grève aujourd’hui et demain, comme il l’était la semaine dernière. Les météorologues redoutent la fermeture du centre en 2016 dans le cadre d’une restructuration générale. Une réunion est prévue lundi matin avec la direction nationale, attendue en Savoie pour rencontrer l’ensemble de l’équipe.

Le centre de Chambéry, installé juste à côté de l’aéroport, est composé de sept météorologistes qui travaillent 365 jours par an. Il intervient auprès de la préfecture en cas de risque météorologique majeur. Il apporte aussi sa connaissance du terrain aux gestionnaires des routes et de l’aéroport.

«Notre implantation locale et notre expérience du département nous permettent aussi d’affiner nos prévisions dans des épisodes météo délicats», précise Serge Boudard, prenant pour exemple samedi dernier où plusieurs vols ont dû être déroutés faute d’une observation humaine locale. «La situation de Chambéry et la proximité des montagnes rendent le travail très complexe, et impossible à remplacer par une observation automatique.»

Bourg-Saint-Maurice avait connu la même alerte en 2008

En octobre dernier, le conseil général protestait contre ce risque de fermeture, rappelant que Bourg-Saint-Maurice avait connu la même alerte en 2008.

Gaston Arthaud-Berthet, adjoint chargé des transports, insistait sur le risque de voir les vols se poser ailleurs en cas de mauvais temps. «On ne peut pas se permettre d’annuler ou dérouter des vols sans mettre en péril l’équilibre économique de cette plateforme. Surtout au moment où nous annonçons le lancement de nouvelles lignes. Les prévisions météo fiables sont également très importantes pour le tourisme et l’agriculture. »

Note :Chambéry est comme 54 centres en France bientôt fermés!  Il faut bien payer les 50 milliards d’intérêts aux marchés, intérêts de la Dette de la France !(JP Sigaud)

Fév 03

L’arnaque de l’éolien : le pillage de la France. – Article de Polémia

L’arnaque de l’éolien : le pillage de la France. - Synthèse

 

L’arnaque de l’éolien : le pillage de la France. – Synthèse

Les dix éoliennes de l’île de Miquelon (pourtant très ventée) sont en passe d’être démontées.

♦ Une nouvelle passée inaperçue mais révélatrice de l’échec de cette énergie « nouvelle » qui pourrait déboucher sur un scandale : financier, budgétaire, écologique.La bulle de l’éolien va se dégonfler. Polytechnicien, admirateur de Maurice Allais, J. d’Antraigues fait le point pour Polémia. (Adresse PDF du présent article :
http://www.polemia.com/wp-content/uploads/2014/01/eolien-synthese_28-01-2014.pdf)

 


 

Pour des raisons de clarté, le texte qui suit ne cite pas de références, ne cite que très peu de chiffres et ne détaille pas tous les raisonnements. Il est accompagné d’un dossier beaucoup plus complet qui est accessible uniquement sous format PDF.
http://www.polemia.com/wp-content/uploads/2014/01/éolien-le-dossier_27-01-2014.pdf

Introduction

Ruineux pour la nation, mais extrêmement profitable pour nombre d’intérêts particuliers, désastreux pour la balance commerciale, destructeur de nos paysages, même pas susceptible de réduire les émissions de CO2, de façon générale bâti uniquement sur des contre-vérités, stérilisateur de tout progrès véritable, le développement massif de l’éolien en France est un scandale d’anthologie.

 

Il n’est pas exceptionnel que la  conjonction d’intérêts d’industriels, d’affairistes astucieux, voire de simples escrocs, parvienne  à faire acquérir à grande échelle des produits parfaitement inutiles, souvent grâce à des trésors d’inventivité, d’opportunisme et d’organisation.

Il n’est pas banal, toutefois, que, au nom de la nécessité de réduire les émissions de CO2, l’implantation massive d’éoliennes ait pu être imposée à l’échelle d’un continent comme un objectif majeur, un véritable tour de passe-passe ayant de plus permis d’évacuer toute considération relative à l’efficacité réelle de cette opération- ainsi d’ailleurs que  toute considération de coût.

Dans cette affaire, le rôle de la Commission Européenne a été déterminant.

Cette étude fait en effet apparaître le poids démesuré qu’a pu ainsi acquérir, par son intermédiaire, et avec la complicité active des grands médias, sur un sujet de nature à conditionner pour plusieurs décennies l’organisation de la production d’électricité – et qui la conditionne effectivement depuis une dizaine d’années – une conjonction de mouvements écologistes plus ou moins manipulés, d’un très puissant lobby, et de l’intérêt industriel de certains pays.

Aujourd’hui, bien que  des signes annonciateurs d’un éclatement de la bulle éolienne se multiplient dans le monde (tandis que, au contraire, le nucléaire redémarre deux ans après Fukushima), l’objectif de faire plus que tripler la puissance installée actuelle d’ici 2020 n’est pourtant pas remis en question.

Au-delà de ce qui  pourrait n’apparaître que comme un gaspillage d’une ampleur inhabituelle, c’est maintenant, au nom d’une prétendue nécessité d’une très fumeuse « transition énergétique », dont la suppression du tiers du nucléaire et un développement massif de l’éolien sont des éléments clés, la position privilégiée même de la France dans le domaine de la production d’électricité qui est en jeu : l’indépendance nationale, une électricité abondante, bon marché, et qui ne fait que très peu appel aux combustibles fossiles.

La bulle de l’éolien dans le monde occidental.

« Les énergies renouvelables doivent prouver à la fois leur insertion environnementale et leur performance économique. Les éoliennes ne franchissent aucune de ces deux conditions ».

On ne saurait mieux résumer la situation que par cette déclaration, le 31 octobre 2012, de John Hayes, ministre de l’industrie de la Grande Bretagne.

Plus de vingt ans après son apparition dans quelques pays pilotes voisins (l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne), après une décennie de développement massif dans d’autres pays, dont la France, on dispose aujourd’hui de tout le retour d’expérience nécessaire.

Partout, au moins dans le monde occidental, l’éolien, qui ne peut absolument plus depuis une bonne dizaine d’années prétendre au statut de technique nouvelle dont il faut aider le lancement, ne subsiste que sous la perfusion d’aides massives : s’il est une opération particulièrement rentable pour les propriétaires d’éoliennes, il n’a toujours pas la moindre perspective de rentabilité intrinsèque.

Alors qu’il avait été justifié par la nécessité de réduire  les émissions de CO2 (ou, ce qui revient à peu près au même, la consommation de combustibles fossiles), aucun des trois pays cités précédemment n’a obtenu sur ce point de résultats significatifs.

L’Allemagne et le Danemark ont en outre des électricités parmi les plus chères d’Europe (environ le double de la France). Quant à l’Espagne, elle, pour des raisons économiques, elle a décidé en 2012 un moratoire pour la subvention de nouvelles installations – ce qui les a stoppées net.

Ce qui limite de façon rédhibitoire l’intérêt de l’éolien, l’électricité n’étant pas stockable aux échelles concernées, c’est son caractère intrinsèquement très fortement fluctuant, y compris sur le court terme. On est aujourd’hui tout à fait en mesure, au vu de l’expérience acquise, d’apprécier ces limites : pour que, dans un pays donné, l’éolien permette d’économiser du combustible fossile, il faut tout d’abord, évidemment, que la part du thermique dans la production d’électricité soit importante, et l’éolien ne permet alors, au prix de coûts supplémentaires – et du mitage du territoire par une prolifération d’éoliennes – que de remplacer une faible partie de ce thermique (au maximum environ 20%, en pratique encore moins : probablement environ 10%°). D’où les résultats décevants des trois pays européens pilotes.

 

Si la France diminue la part de son nucléaire, l’électricité nucléaire supprimée sera remplacée par du thermique et, quand le vent souffle, une partie du thermique sera remplacée par de l’éolien. Avec comme résultat un « mix énergétique » pas « vertueux » du tout : en quelque sorte, comme dans le pâté de cheval et d’alouette, on se retrouvera avec un cheval de thermique et une alouette d’éolien.

 

L’exploitation des enregistrements des productions éoliennes a en outre permis de constater que, même dans la situation idéale où l’on pourrait, grâce à des réseaux électriques de capacité infinie, globaliser toute la production éolienne de l’Europe occidentale, le lissage ainsi permis (effet « de foisonnement ») ne supprimerait en aucune façon son caractère fondamentalement fluctuant : rien qui soit réellement significatif n’est donc à attendre du développement massif des réseaux que cela impliquerait. Cette étude a aussi montré que, très fâcheusement, en Europe, il n’y a en général pas de vent dans les périodes de grand froid, qui sont aussi les périodes de plus forte consommation.

 

Plus rien de significatif n’est en outre à attendre du progrès technologique : on est très proche des rendements théoriques. Aucune réduction du coût n’est à espérer du facteur d’échelle : on est depuis longtemps dans la production de masse, et les seuls gains à attendre sont ceux résultant de la délocalisation de la production (qui est d’ailleurs en cours).

 

Le développement massif de l’éolien dans la dernière décennie a donc toutes les caractéristiques d’une bulle – et une bulle finit toujours par crever.

L’éolien en France : un scandale d’anthologie.

Quant à la France, il était certain dès le début que l’éolien n’était pas susceptible d’y avoir le moindre intérêt, pour la simple raison que, du fait de l’importance du nucléaire, il n’y avait pour ainsi dire pas, en France continentale, de thermique à remplacer : la production thermique, très faible de toutes façons (10% environ), correspondait en majeure partie à un minimum incompressible, celui résultant des besoin de réguler les fluctuations rapides de la demande d’électricité (ce que ne peut faire le nucléaire).

Pire encore, l’éolien étant fortement fluctuant sur le court terme (si une éolienne produit en moyenne 23% de sa puissance installée, cette production peut en quelques dizaines de minutes varier de 0 à 100%, ou l’inverse, et il y a en France obligation de l’introduire sur le réseau), il rajoute aux besoins de régulation résultant des variations de la demande d’électricité des besoins de régulation résultant de la variation de sa production, ce qui ne peut qu’augmenter l’appel au thermique.

Des extensions du parc thermique et du réseau de transport d’électricité sont en outre inévitables pour permettre d’écouler la production d’électricité éolienne et de réguler ses fluctuations, tout cela en gardant le même niveau de sécurité (car l’éolien rajoute des aléas supplémentaires).

Les fabricants d’éoliennes étant étrangers, l’éolien est en outre particulièrement pauvre en emplois permanents nationaux et désastreux pour la balance commerciale. On ne s’étendra pas ici sur l’évidente dégradation des paysages et les diverses nuisances et atteintes à l’environnement qui en résultent, lesquelles ne sont nullement négligeables.

 

L’investissement dans l’éolien, qui permet des rendements garantis sur 15 ans de 20 à 40% après impôt, est par contre une excellente affaire. Il se trouve que de tels taux permettent en outre fort opportunément, tout en laissant aux promoteurs un bénéfice substantiel, de dégager des sommes considérables  pour l’investissement des médias, le lobbying à tous les niveaux politiques et gouvernementaux, l’assistance juridique, ainsi que pour des actions de nature à lever les réticences au niveau local. Avec en prime de voir, dans la presse locale, la mise en service d’un parc éolien saluée comme un geste pour l’humanité.

Pourtant  les objectifs 2020 pour l’éolien du « Grenelle de l’environnement » 2010, définis en application de la directive 2009/28/CE, correspondent à un quasi quadruplement de la puissance installée (26 GW, au lieu de 7,2 GW fin 2012), et à un prélèvement sur la richesse nationale que l’on peut approximativement évaluer à 67,7 milliards d’euros, dont 12,1 milliards pour les installations réalisées avant fin 2012, et 55,6  milliards pour les installations après 2012. Ces coûts résultent à la fois de celui de l’éolien proprement dit et de la nécessité de construire des lignes électriques et des centrales thermiques supplémentaires.

Pourtant, alors même que, malgré la divine surprise qu’a été Fukushima pour l’éolien, se multiplient à l’étranger des signes annonciateurs d’un éclatement de la bulle éolienne (d’où de drastiques réductions de surcapacités en cours chez tous les fabricants européens), il n’est absolument pas question de remettre en cause ces objectifs. Le récent livre vert de la Commission Européenne relatif à l’énergie et au climat à l’horizon 2030 ne fait pas apparaître le moindre changement de cap.

Comment a-t-on donc pu en arriver là ?

 

Les facteurs  clés ont été :

– Le poids essentiel du rôle institutionnel de la Commission européenne, lequel a été gravé dans le marbre, à l’initiative du président Sarkozy, par le traité de Lisbonne. Ce traité a en outre supprimé le droit de veto, seul élément qui aurait pu rester de la souveraineté nationale.

C’est ainsi que le Parlement français n’a jamais eu à statuer, et n’aura jamais à statuer, non seulement sur l’opportunité réelle de l’éolien, mais aussi sur celle des objectifs quantitatifs fixés par les directives européennes : son rôle est limité à détailler ces objectifs et à permettre leur mise en application.

Un organisme comme la Cour des Comptes peut certes se poser de multiples questions sur l’éolien, mais ne peut pas non plus remettre en cause les points précédents, ce qui limite singulièrement l’impact potentiel de ses travaux.

Découlant de directives européennes, qui se situent au sommet de la hiérarchie des textes, l’éolien, pour s’implanter en dépit des très nombreuses oppositions qu’il a rencontrées a pu en outre s’appuyer sur toute la machinerie administrative et judiciaire nationale et européenne (la Cour de Justice de l’Union Européenne jugeant en dernier ressort).

Très logiquement, il est fait en permanence référence à ces directives par les partisans de l’éolien, ainsi que par tous les grands médias.

Comment  d’ailleurs pourrait-on simplement les contester? Ne serait ce pas contester la compétence et l’objectivité d’un organisme qui a été investi de façon parfaitement légale de la mission de déterminer, en fonction du seul intérêt général, les grandes politiques de l’Union européenne, et qui dispose effectivement pour cela de services d’étude convenablement dotés ?

– L’irresponsabilité de fait de cette Commission, en l’absence des deux gardes fous essentiels que sont le sentiment de l’intérêt national et la perspective d’avoir à rendre compte aux populations concernées.

– Le poids démesuré qu’a ainsi pu acquérir, par son intermédiaire, une conjonction de mouvements écologistes plus ou moins manipulés, de très puissants lobbys, et d’intérêts industriels nationaux.

En particulier, par un véritable tour de passe-passe, les directives concernées, en ne fixant réellement des objectifs quantitatifs que pour le développement des énergies renouvelables, ont fait de ce développement un objectif en soi, et le seul à prendre effectivement en compte

Evacuée, toute considération relative à l’efficacité réelle vis à vis de l’objectif affiché, la réduction des émissions de CO2 : cette dernière n’est plus en fait qu’un prétexte.

Evacuée aussi, toute considération de coût.

On est au cœur même de l’escroquerie, et du mécanisme totalitaire sur laquelle elle s’appuie.

C’est ainsi que, depuis plus d’une décennie, la France, qui devrait être montrée en exemple vis à vis de ces deux critères fondamentaux, est en situation d’accusée, et l’Allemagne, dont les performances sont catastrophiques, en situation de nous donner des leçons. C’est ainsi que l’Allemagne nous est régulièrement présentée comme l’exemple à suivre, et la France comme un cancre laborieux, qui de plus avait commis l’erreur de se fourvoyer dans une voie sans avenir.

– Le rôle des médias, les intérêts d’actionnaires et d’annonceurs puissants n’ayant guère eu d’ailleurs qu’à exploiter l’ignorance technique, la paresse, et le parti pris écolo-gauchisant de la plupart des journalistes, qui se limitent pour l’essentiel à relayer, aussi énormes soient elles, les contre-vérités délivrées par les directives européennes, l’organisme gouvernemental français qu’est l’ADEME, et les producteurs de renouvelables. Il n’y a pas que de la désinformation passive : l’occultation vis-à-vis du grand public de la situation réelle dans les pays pilotes de l’éolien, et plus généralement de ce qui n’est pas favorable à l’éolien dans le reste du monde, est à peu près systématique. Par exemple qui, parmi les lecteurs, a été informé de la déclaration de John Hayes ? Qui sait que l’Espagne, sous la pression de la crise, a décrété un moratoire sur les installations nouvelles ? Qui sait que 14 000 éoliennes rouillent actuellement aux Etats Unis ?

Gageons aussi que si l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne avaient obtenu des résultats probants, on en aurait entendu parler !

Soulignons que, le bon peuple étant tout de même bien conscient du fait qu’on a besoin d’électricité même lorsque le vent ne souffle pas, et ne voyant pas d’un regard très positif la multiplication des éoliennes dans le paysage, il ne s’agit en aucune façon de le persuader des vertus de l’éolien : il s’agit simplement, en cultivant son ignorance, en l’enfumant si nécessaire, de s’assurer de sa passivité.

– La docilité (et parfois aussi la complicité) du gouvernement français, qui de toutes façons ne peut maîtriser ce qui se passe à Bruxelles, et dont le rôle institutionnel est limité à la mise en œuvre des directives concernées. Il lui restait tout de même la possibilité de retarder, voire d’enterrer, la mise en œuvre des directives concernées, tant elles étaient contraires à l’intérêt national.

Force est de constater que, si aucun des objectifs fixés en 2001 par l’UE pour 2010 n’a été tenu, ni les gouvernements successifs, ni les deux partis politiques de l’alternance (qui malgré la grogne de quelques députés ont toujours voté ce qu’on leur demandait de voter), n’ont grand-chose à se reprocher : c’est uniquement en bout de chaîne, au niveau local, lorsqu’il a fallu enfin consulter les populations, qu’il y a eu des blocages.

Et si le pire restait à venir pour la France ?

– De la crise de l’éolien dans le monde il faut en effet attendre une pression accrue sur la France, qui présente l’intérêt exceptionnel d’être à la fois une cible fort intéressante, qui s’est privée de toute défense institutionnelle, et qui demeure aujourd’hui politiquement captive :

  •  . Le gouvernement français, qui milite pour une plus grande solidarité de l’Allemagne dans le cadre de la défense de l’euro, serait évidemment très mal placé pour se dissocier de sa politique énergétique, qui, axée sur un développement massif des renouvelables, suite à des considérations industrielles et de politique interne qui lui sont propres, est de plus dans le droit fil des directives européennes : l’Allemagne est aujourd’hui parfaitement fondée à considérer que sa démarche s’inscrit dans une démarche communautaire.
  • . Il est en outre électoralement tributaire des écologistes. Il est donc tenu politiquement, tant au plan européen qu’au plan national, ainsi qu’en témoigne d’ailleurs, si besoin en était, les actes uniquement politiques qu’ont été l’annonce de l’objectif d’une réduction à 50% de la part du nucléaire en 2025, et celle de la décision de fermer Fessenheim. Rappelons  que, y compris pour Fessenheim,  le seul motif qui pourrait les justifier, la sécurité, n’a nullement été invoqué (si ce motif était justifié, ce serait d’ailleurs une sortie complète du nucléaire qu’il faudrait viser !), et seul reste en définitive l’argument, tout de même un peu léger, qu’il n’est pas normal que la France ait beaucoup plus de nucléaire que les autres.

– Il se trouve qu’une analyse un peu attentive montre qu’il est justement stratégique, pour la poursuite du développement massif de l’éolien en France, ainsi d’ailleurs que pour participer à l’écoulement de l’éolien allemand, qu’une part importante du nucléaire français soit remplacé par du thermique, seul capable de suivre les fluctuations de l’éolien.

En fait, ce qu’il suffit d’obtenir, c’est simplement la suppression d’une partie du nucléaire, car la puissance installée nucléaire supprimée ne pourra de toute façon n’être remplacée que par une puissance installée thermique équivalente (il faut bien qu’il y ait de l’électricité même lorsque le vent ne souffle pas !)

Rien ne semble réellement arrêté pour le moment.

On sent bien toutefois que, pour faire passer la suppression de centrales nucléaires, il est fondamental que demeure masquée à l’opinion publique le fait que leur production électrique devra pour l’essentiel être remplacée par de l’électricité d’origine thermique, avec comme conséquences évidentes, même pour l’homme de la rue, une augmentation massive de la consommation de combustible fossile et des émissions de CO2, du coût de l’électricité, et, les combustibles fossiles étant tous importés, d’une réduction considérable de l’indépendance énergétique nationale.

Les considérations actuelles relatives à la « transition énergétique », qui visent à faire croire que l’on pourrait, grâce aux renouvelables, sortir du nucléaire de façon « propre », sont au cœur d’une véritable stratégie d’enfumage.

Dire par exemple que l’on pourra remédier à l’intermittence de l’éolien (ou du solaire) par de nouveaux moyens de stockage, ou, en agissant sur la consommation,  par l’utilisation de « réseaux intelligents » (les « smart grids »…), ce n’est pas seulement irréaliste : c’est  un élément de cette stratégie d’enfumage, car il est strictement impossible d’ignorer que les ordres de grandeur  ne peuvent absolument pas y être.

– Si le contexte institutionnel et politique actuel se maintient, et en l’absence de réaction de rejet de l’opinion publique qui obligerait le gouvernement à décider un moratoire, plus  rien ne s’oppose vraiment, dans la mesure où des investisseurs en feront la demande, à la poursuite de l’implantation massive d’éoliennes en France à concurrence des objectifs 2020 :

 

  • . L’implantation d’éoliennes est maintenant largement dérèglementée. En droit, il s’agit d’une opération d’intérêt public. Une demande d’implantation (dont l’acceptation vaut aussi obligation pour la nation de faire en sorte que, pendant quinze ans pour l’éolien terrestre, toute l’électricité produite soit achetée à prix garanti et injectée sur le réseau, les conséquences de cette injection devant en outre être assumées), ne peut donc être refusée que pour des motifs biens délimités.
    Au fil des années, et tout particulièrement suite notamment à la récente loi Brottes, la plupart de ces motifs ont été supprimés.
  • . Son financement, qui pour l’essentiel est assuré par le consommateur d’électricité (de façon d’ailleurs largement masquée),  est à peu près totalement neutre vis-à-vis du budget de l’état et de la dette publique : aucun des mécanismes de contrôle et de gestion budgétaire n’est donc susceptible de le remettre en cause. Ce n’aurait pas été le cas si, comme dans le cas de l’Espagne, l’aide avait explicitement résulté de subventions étatiques, dont il a bien fallu reconsidérer l’utilité réelle.
    Rien ne s’oppose donc vraiment à ce que, aux sacrifices imposés aux Français dans le cadre de la politique d’austérité associée à l’euro, continuent à s’ajouter, de façon même accrue, dans le cadre des directives européennes relatives à l’énergie, des sacrifices pour le financement de l’éolien, au seul profit d’intérêts qui ne sont assurément pas ceux de la nation.

– Il demeure toutefois un obstacle sérieux : l’implantation aux échelles visées de nouvelles éoliennes passe par d’importantes extensions du réseau électrique français.
Il reste donc pour cela à faire passer leur financement ainsi que les allègements de procédure nécessaires pour qu’elles arrivent à temps (car si le terrain administrativo-juridique est aujourd’hui largement déblayé pour l’installation d’éoliennes, il ne l’est pas pour celle de lignes à très haute tension).

Ceci est stratégique pour l’éolien, car il y va non seulement de la poursuite de son développement, mais aussi de sa pérennisation.

Car si la durée de vie d’une éolienne est limitée (une vingtaine d’années), et celle de l’obligation d’achat à prix garanti de l’électricité produite encore plus (15 ans), celle d’une ligne électrique qui n’aurait jamais été construite sans l’introduction de l’éolien ne l’est pas. Après qu’une telle ligne ait été justifiée par la nécessité de prendre en compte des éoliennes pourtant inutiles, parions qu’elle servira de justification, à l’horizon plus tellement lointain où les quinze années seront échues, à leur remplacement par de nouvelles éoliennes tout autant inutiles que les précédentes.

Actuellement la Commission Européenne met justement  un accent particulier sur  la construction des lignes électriques spécifiquement nécessitées par l’éolien.

Et si l’on rêvait un peu ?

Si le gouvernement, en invoquant les difficultés de la France, qui semblent tout de même bien réelles, indiquait qu’il a vraiment d’autres priorités à prendre en compte que la coûteuse poursuite de l’implantation d’éoliennes, pour un bénéfice qui semble pour le moins douteux ?

S’il décrétait donc, comme l’a fait l’Espagne, un moratoire sur toutes les installations nouvelles?

S’il se refusait à construire des extensions du réseau électrique uniquement justifiées par une prise en compte de l’éolien, qu’il s’agisse de l’éolien français ou de celui des pays limitrophes?

S’il autorisait légalement le refus de connexion au réseau d’éoliennes lorsqu’un afflux d’électricité éolienne est estimé poser des problèmes, quitte, pour respecter les engagements pris à l’égard des producteurs, à leur payer l’électricité qu’ils n’ont pas produite (à noter que l’Allemagne a été contrainte de prendre une telle mesure) ?

S’il faisait remarquer que, le nucléaire ne pouvant être remplacé que par du thermique, sortir du nucléaire n’est pas finalement une bonne idée ?

Et si, pendant que l’on y est, l’on poussait  le rêve encore un peu plus loin ?

Dans le domaine de la production d’électricité  la France est encore malgré tout en position d’être totalement maîtresse de sa situation, laquelle est particulièrement privilégiée: indépendance, prix inférieurs de 30% à la moyenne européenne (et environ moitié des prix dans les pays pilotes de l’éolien que sont le Danemark et  l’Allemagne), production à peu près totalement décarbonée, ce qui dans le monde place la France, avec 6 tonnes de CO2 par an et par habitant, en tête de tous les pays développés (10 t pour le Danemark et l’Allemagne).

Et si donc, tout simplement, le gouvernement indiquait que la France, au nom de son intérêt propre, bien sûr, mais aussi au nom de l’intérêt bien compris du reste du monde, Europe y compris (cela ne responsabiliserait il pas les autres gouvernements ?), se refusait à poursuivre en quoi que ce soit les aberrations actuelles, et ignorerait donc, autant que ce sera nécessaire, les dispositions résultant de l’infernal piège institutionnel dans lequel ses prédécesseurs ont plongé la France, contre pourtant l’avis du peuple français exprimé par référendum le 29 mai 2005?

Parions qu’il aurait alors l’appui de l’immense majorité de la population française.

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Cette étude ne prend pas en compte le solaire, qui relève de la même philosophie que l’éolien, et qui pose le même type de problèmes. Toutefois, d’une part les intérêts liés au solaire sont beaucoup plus divisés, et moins influents, et d’autre part le solaire produisant  beaucoup moins d’électricité, les problèmes résultant de son injection sur le réseau ne sont pas du même ordre de grandeur.

 

 J. d’Antraigues
28/01/2014

Fév 02

Tempête sociale à Météo-France Savoie

Tempête sociale à Météo-France Savoie

Les météorologues du centre départemental de Météo France étaient en grève vendredi et samedi pour protester contre la “fermeture annoncée” de leur site en 2016. Serge Taboulot (représentant du SNITM/FO) et la technicienne Hélène Imbert
Les météorologues du centre départemental de Météo France étaient en grève vendredi et samedi pour protester contre la “fermeture annoncée” de leur site en 2016. Serge Taboulot (représentant du SNITM/FO) et la technicienne Hélène Imbert

Le centre départemental de la météorologie de Savoie pourrait fermer en 2016 selon les météorologues de Voglans qui tirent la sonnette d’alarme. Ils étaient en grève ces deux derniers jours et le préavis qu’ils ont déposé est valable pour tous les vendredis et samedis jusqu’au 1er mars.

Une action soutenue par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO-Solidaires de Météo-France : « Pour les météorologues de Chambéry, la fermeture du centre départemental de Savoie c’est le risque de voir la qualité du service météorologique fortement baisser. »

Les employés du centre devraient rencontrer leur direction générale le 10 février.

Ils espèrent trouver « une solution collective pour leur permettre de rester à Chambéry. »

Fév 01

PROJET CIEL UNIQUE 2+ : METEO-FRANCE POURRAIT PERDRE 23% DE SON BUDGET.

 

Si la Direction  de l’Aviation Civile est l’une des principales cibles du projet Ciel Unique 2+, Météo-France en serait une sorte de « victime collatérale » sacrifiée sur l’autel du dogmatisme libéral. Ce projet introduit des dispositions qui auront des conséquences sociales majeures pour les personnels de Météo-France, et pour l’avenir du service public météorologique.

POURQUOI LA METEO EST-ELLE CONCERNEE ?

La Commission Européenne inclut dans son projet l’obligation d’externaliser le service météorologique pour la navigation aérienne, au même titre que les autres activités dites « annexes ». Certes, Météo-France et l’Aviation civile sont séparés depuis 1976, mais des liens existent encore. L’article 9 de la législation actuelle du Ciel Unique protège Météo-France en autorisant les États à imposer le fournisseur de données météorologiques de leur choix. Ce garde-fou disparaît dans le projet Ciel Unique 2+ par la suppression pure et simple de cet article !
Mais au-delà de l’externalisation exigée, c’est surtout la mise en concurrence des fournisseurs de services qui est demandée de façon à réduire les coûts associés, ce qui implique une casse sociale sans précédent dans l’aviation civile et la météo.


QUELLES CONSÉQUENCES POUR METEO-FRANCE ?

La séparation structurelle de la DGAC en plusieurs services, dont certains pourraient être privatisés, mettrait en péril tout ce qu’il y a en commun entre la DGAC et Météo France (affectation et gestion des personnels communs administratifs et ouvriers d’état, action sociale, médecine de prévention).
La mise en concurrence des prestations météorologiques, dans un contexte de forte pression à la baisse des taux de redevance aéronautique, constituerait un vrai danger. Notre établissement serait-il en capacité de remporter un marché, au niveau national voire au niveau du Bloc Fonctionnel d’Espace FABEC ? Difficile, à moins de remettre en cause une nouvelle fois l’organisation des centres météorologiques à vocation aéronautique, de réduire le nombre d’agents dédiés à ce service, et de dégrader leurs conditions de travail. Et si le marché n’était pas remporté, c’est l’ensemble de l’établissement qui serait ébranlé, avec la perte des redevances aéronautiques qui constituent 23% du budget. ‘(extrait du site de la CGT Météo-France)

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